26 novembre 2007
Soupe aux pois à la québécoise
Les québécois sont de bons mangeurs de jambon. Le mien, je le cuis moi-même. J'achète un jambon dans la fesse avec l'os. Il est déjà fumé. Je le fais bouillir jusqu'à ce qu'il se défasse en morceaux tout seul, soit environ 3 à 4 heures. Dans une grande casserole avec de la bière, de l'eau, des carottes, du céleri, de l'oignon, du laurier, du poivre et du clou de girofle.
Quand il est cuit, on le mange, bien sûr. De préférence en famille ou gros groupe. Un jambon, c'est convivial.
Mais le bouillon, je le garde. Et je fais de la soupe avec. De la bonne soupe aux pois qui fait oublier la neige, le vent et les trottoirs glacés.
Pour 1 sac de pois, soit 2 lb, je crois, il vous faudra 12 tasses de bouillon. Mais si vous n'en avez pas tant, vous pouvez ajouter de l'eau et un cube de bouillon de légumes. Ou remplacer par bu bouillon de poulet, mais c'est moins bon. Tant qu'à utiliser des cubes, je préfère aux légumes.
Je préfère aussi utiliser les pois qu'il faut faire tremper. Ils sont plus digestes, à mon avis. J'en trouve des bio au Marché des Saveurs du marché Jean-Talon. Je les rince sous l'eau froide puis les couvre d'eau dans un grand bol à mélanger et laisse tremper toute la nuit. Le lendemain je jette l'eau de trempage. Vous pouvez garder du jambon pour émietter dans la soupe.
Soupe au pois au jus de jambon
1 sac de pois jaunes à soupe
12 tasses de bouillon de jambon
6 carottes en petits dés
2 feuilles de laurier
Diviser le bouillon en 2 casseroles de 6 tasses chaque
Amener à ébullition et ajouter les pois, les carottes et le laurier
Mijoter à feu doux en faisant attention que ça ne colle pas au fond (beurk, ça pu!!!!)
Au fur et à mesure que ça cuit, les pois ramollissent et se défont dans le bouillon
Ajouter de l'eau s'il en manque, il ne faut pas que ce soit trop épais
C'est cuit quand les pois ne sont plus croquants
La soupe épaissit en refroidissant. Je rajoute toujours un peu d'eau avant de la réchauffer ou avant de la congeler.
Elle se congèle très bien.
13 novembre 2007
Sablés au thé earl grey
Je suis abonnée au magazine Martha Stewart Living depuis plus d'un an. Après avoir passé plusieurs mois à les acheter, puis les attendre impatiemment dans les magasins. Maintenant, il m'est livré à la maison, par la poste, avant la sortie en kiosque. Je ne pourrais plus m'en passer. Je les lis de A à Z une première fois, puis une deuxième, puis une troisième, tout en changeant de mois plusieurs fois par semaine. Quand l'hiver s'éternise et que j'ai besoin de soleil, de fleurs, de chaleur, je m'assois avec le numéro du mois de mai et je rêve. Les Fêtes, Halloween, la Thanksgiving, Pâques, les fleurs, les légumes, les beaux gâteaux, les soirées en famille, les jardins, les repas de semaine comme de réception, l'entretien de la maison jusqu'à la planification du ménage de printemps. Tout y est.
Bon, je me calme et partage avec vous cette recette trouvée sur son site internet.
J'aime le thé et particulièrement le thé earl grey. J'en ai ramené de l'Allemagne, en feuille et assez corsé. Il est parfait pour cette recette. Mais vous pouvez aussi utiliser des poches de thé ou votre earl grey en feuille préféré. Je vous met le lien vers la recette en anglais, mais je vous la traduis quand même ici.
Sablés au thé Earl Grey
2 t de farine tout-usage
2 c à soupe de thé earl grey, moulu fin (dans un robot ou au mortier, environ 8 poches de thé)
½ c thé de sel
2 bâtonnets de beurre, soit 1 tasse, soit 225g
½ t de sucre à glacer (sucre glace)
1 c soupe de zeste d'orange râpé fin
Mélanger ensemble la farine, le sel et le thé dans un petit bol, réserver.
Mélanger ensemble le beurre, le sucre et le zeste dans un plus grand bol et battre jusqu'à léger et aéré, soit 3 minutes.
Réduire la vitesse du batteur et ajouter lentement la farine jusqu'à juste mélanger.
Séparer la pâte en deux et transférer sur une feuille de papier parchemin. Rouler en rouleaux de 1¼po (3cm).
Enrouler le rouleau de papier dans un rouleau de papier absorbant.
Congeler pour 1 heure.
Préchauffer le four à 350°F (180°C).
Retirer les rouleaux et trancher en rondelles de ¼ de pouce (6mm) et espacer de 1 pouce sur une plaque à biscuit recouverte de papier parchemin ou d'une feuille de silicone.
Cuire sur la grille du haut de 13 à 15 minutes ou jusqu'à ce que les bords se colorent.
Refroidir sur une grille.
Servir avec du thé Earl Grey!
12 novembre 2007
Sablés classiques et son moule chic
Non, non je ne suis pas encore dans le Sud, les pieds dans le sable, les yeux dans les vagues, le bout du nez rouge. Mais plutôt dans ma cuisine, en pleine folie de biscuits.
Connaissez-vous cette folie, ce vertige qui sévit à l'approche du temps des Fêtes? Chez moi, c'est comme si tous les contenants crient famine: on veut des biscuits! on veut des biscuits! Ça prend souvent l'ampleur d'une manif parisienne devant laquelle j'abdique à l'image des politiciens mous ou opportunistes.
C'est ce qui explique ma rage de biscuits d'hier. J'avais un nouveau moule à sablé acheté la semaine dernière. Un moule en fonte foncée avec des décalques qui font de jolis dessins en relief sur les sablés.
En plus, une recette qui avait captivé mon attention. Des sablés au thé earl grey. De la seule et unique Martha Stewart. À voir dans un prochain article.
La seule étape indispensable est d'avoir une brique de beurre à la température de la pièce.
En route!
Sablés classiques
¾ t (180 ml) de beurre à la température de la pièce
½ t (125 ml) de sucre en poudre (attention les européennes, cela signifie sucre glace)
½ c thé de vanille
1½ t (375 ml) de farine
Préchauffer le four à 325°F (165°C)
Battre le beurre en crème légère.
Incorporer le sucre en poudre et la vanille.
Ajouter enfin la farine.
Pétrir la pâte sur une planche sans farine jusqu'à ce qu'elle ait une texture uniforme.
Graisser le moule (moi, je ne l'ai pas fait, les biscuits étaient assez gras).
Bien presser la pâte dans le moule pour qu'elle arrive sous le détail de la corde, si vous avez un moule à sablés.
Sinon, dans une plaque à biscuits avec rebord ou un moule en pyrex carré (dans ce dernier cas, abaisser la température du four de 25° ).
Percer la surface avec une fourchette.
Mettre au four pendant 30 à 35 minutes ou jusqu'à ce que la pâte roussisse.
Laisser refroidir sur une grille dans le moule pendant 10 minutes.
Démouler à l'aide d'un couteau (en plastique si votre moule a une surface antiadhésive) et retourner sur une planche à découper.
Tailler en portions pendant que la pâte est encore chaude.
Laisser refroidir complètement sur une grille.
Si vous les conservez dans un contenant non hermétique, attendre qu'ils soient complètement refroidis et tapisser le fond de votre plat de papier parchemin ou ciré. Si vous trouvez que vos biscuits ramollissent malgré votre plat hermétique, tapissez-le de papier aussi.
07 novembre 2007
Une chance que le ridicule ne tue pas
Je suis plutôt absente de la blogosphère ces temps-ci et de mon blog aussi. C'est que le Ramou s'est foulée les DEUX chevilles en même temps lors de son tournoi de volleyball, samedi. Alors entre mettre la glace 15 minutes par heure, l'enlever, refaire les bandages, défaire les bandages et avancer le tricot que je viens de commencer (j'ai enfin appris!), mes journées passent vite.
Alors je vous embrasse toutes et tous. Je reviens le plus tôt possible. Mais pour l'instant, je joue à l'infirmière!
Bisous
02 novembre 2007
Oink-Oink coco et son glou-glou citrouillü
Et zou! un autre titre à la Estèbe....c'est bon pour le moral.
Il y a de ces recettes tellement liées à notre histoire qu'elles nous inspirent des confidences. Mais pourquoi donc malgache? Parce que mon Ramou est moitié malgache. De mère française et de père malgache, elle est un amalgame exquis de français, d'africain et d'asiatique. Ma belle-mère a glané, ici et là, des recettes de sa belle-famille malgache, dont ce poulet coco. Si cette version Oink-Oink est faite avec du porc, c'est parce que j'aime ça et que ça change du poulet, viande utilisée dans la recette traditionnelle.
À chaque fois que j'en fais, c'est toujours aussi bon. À servir avec du riz et des haricots beurre, si vous aimez ça.
Cochon Coco
2 poitrines de poulet parées et coupées en languettes ou
500g de tranches de porc, idéalement de filet ou faux filet
1 belle botte de coriandre fraîche hâchée
1 gros pouce de gingembre frais râpé
3 gousses d'ail écrasées
sauce soy(j)a pour couvrir
150 ml de lait de coco ou crème de coco pour une sauce plus épaisse
Simple. Mélanger dans un bol la coriandre, le gingembre, l'ail et le poulet. Ajouter la sauce soya pour couvrir sans que les morceaux flottent. Si votre sauce est très salée, en mettre moins et remuer plus souvent pendant la marinade.
Mettre à mariner au frigo minimum 2 heures.
Cuire la viande sans le jus de la sauce (sinon trop salé) jusqu'à ce que cuit. Ajouter le lait de coco et faire frémir énergiquement. Servir sur du riz.
Est meilleur le lendemain, pour ceux que le goût du poulet réchauffé ne dérange pas (ce n'est pas mon cas).
La version au porc est excellente. Il est même possible que je le préfère au poulet dans cette recette, étant moins coriace après une cuisson courte et intense.
J'ai dégusté pour l'occasion une bière St-Ambroise à la citrouille, de la Brasserie McAuslan. Mélange heureux!
Quel délice...
Mahasoava! (à votre santé!)














